J’ai testé la cure « Mains libres » aux thermes de Bagnères-de-Bigorre. Ce break numérique pour les cadres hyper-connectés est bluffant !

Oui, il m’est arrivé de faire demi-tour en panique pour récupérer mon portable sur la table de cuisine ! Oui, en zone de connexion « sinistrée », ma chasse aux zones wifi est quasi-illimitée!  Oui, en vacances, je consulte aussi mes mails avec une fréquence addictive !

 

Sur place, j’enfile l’uniforme : peignoir et  sandales plastiques. « On a choisi de responsabiliser les gens en leur laissant leur smartphone mais ils sont interdits dans l’établissement » me prévient-t-on. Angoissée, je laisse l’objet du délit dans un casier. Direction le Wat’su : une technique de shiatsu dans l’eau. Gilles, le patricien m’attend dans un bassin à 35°C. « Laissez-vous flotter sur le dos ! ». Hum, pas évident !  Puis, il me fait décrire des cercles. Trente minutes passent rythmées par le murmure de l’eau. Endormie, je titube pour retrouver les vestiaires. Mais, apercevant Virginia, mon accompagnatrice, j’attends d’être dans la cabine, pour vérifier la lueur clignotante de mon téléphone.  3 sms, deux appels et un message ! Pitié, je vais craquer !

L’île wifi de la tentation.

Au restaurant, je suis encerclée de digital-connectés ! Rongée par la culpabilité, je déclenche le geste fatal. Bip, bip, bip…Un tsunami de mails déferle ! Penaude, je réponds. Puis, direction, l’atelier de Land’art avec Turia, aide médico-psychologique, éducatrice sportive et animatrice. Elle m’invite à réaliser un tableau. « Mais, je ne suis pas artiste ! ». Finalement, je réalise ma petite création. Mon portable vibre, révélant que j’ai,-à l’insu de mon plein gré- oublié de le fermer. « Ils vont se débrouiller sans moi ! ».

15 h, devant le bureau de la psychologue : Clémence Cier. Un ballet de peignoirs et des claquettes me passe sous le nez. Quelle est donc cette secte des anti-connectés ? Je  suis «  tout à fait détendue » comme dirait Messmer. Clémence me reçoit : « Parfois, les gens ne déconnectent que l’avant-dernier jour. Surtout, ceux qui sont en burn-out. Ici, ils font une pause, se reconnectent à eux-mêmes et réfléchissent à un nouvel équilibre de vie ». Enfin, une balade d’oxygénation avec Turia confirme mon bien-être. Sa présence discrète et douce permet de ne pas être livré à soi-même.  Mon break numérique se termine. Je me sens délicieusement bien et reposée, connectée avec moi-même !

Le coût de la Desintox

La semaine « mains libres » dure 5 j/5 nuits et coûte  199 euros sans hébergement et à partir de 363, 50 euros avec hébergement en résidence 3*.

http://www.nrpyrenees.fr/article/2016/09/23/64101-ma-cure-digital-detox.html